Il y a quelque chose d’ESXi au Royaume de Danemark

VMware, leader mondial de la virtualisation, prépare la nouvelle édition européenne de son salon VMworld. Les mordus du Cloud auront de quoi se mettre sous la dent fin octobre, à Copenhague.

Quand VMware organise un événement autour de ses produits, les chiffres impressionnent. L’an dernier, au Danemark, plus de 6 000 visiteurs de 82 pays ont assisté à 115 conférences et rencontré 113 exposants. Ensemble, ils ont consommé 17 000 pâtisseries, 14 000 sodas, 13 125 litres de café, 9 000 bouteilles de bières, 8 500 bananes, 5 300 pommes… Et avec l’engouement actuel autour du Cloud Computing, nul doute que les fournisseurs de fruits et boissons se frotteront encore les mains du 18 au 20 octobre 2011, toujours au Bella Center de Copenhague.
Ce VMworld danois fait suite à son équivalent américain, qui s’est déroulé deux mois plus tôt à Las Vegas. VMware avait alors dévoilé la nouvelle version de vSphere, sa célèbre plate-forme de virtualisation. « Peu de nouvelles annonces sont donc à attendre à Copenhague », estime Hélène Caraux, responsable des produits Cloud Computing chez OVH. « Cet événement permettra surtout de dévoiler les nouveaux partenaires européens de VMware et de découvrir plus en détail les nouveaux produits de la firme. »

Conférence VMWorld 2011
Le Cloud hybride, le chouchou

Cette année, le petit favori dans les allées du Bella Center devrait être le Cloud hybride. Il s’agit d’une technique permettant d’administrer et regrouper des infrastructures hébergées à différents endroits et chez différents fournisseurs. « Par exemple, une entreprise peut disposer de son propre datacentre, acquérir une autre infrastructure Cloud chez un prestataire, puis faire travailler les deux ensemble. C’est intéressant en termes de sécurité, car toutes les ressources ne sont pas au même endroit. Si une partie de l’infrastructure fonctionne mal, l’administrateur peut transférer toutes ses machines virtuelles (VM) dans un autre de ses datacentres en trois clics », assure Hélène.
Pour être déployé, le Cloud hybride nécessite une solution telle que vCloud, développée par VMware. Cette interface est accessible depuis un simple navigateur web. Le client administre alors ses VM sans se soucier de l’aspect matériel : vCloud se charge de répartir la charge entre les datacentres. Et la gestion des droits est astucieuse. En effet, l’administrateur attribue différentes restrictions. Une personne peut ainsi contrôler tout un groupe de machines virtuelles, tandis qu’une autre n’aura accès qu’à la console d’une seule VM.
« Cette solution est idéale pour organiser le travail d’équipe, confirme Hélène. Et les entreprises sont de plus en plus demandeuses de Cloud hybrides, car l’achat et la maintenance de matériel s’avèrent très coûteux. En consolidant leurs infrastructures chez un ou plusieurs prestataires, ces sociétés bénéficient de “ressources jetables”. Un serveur ne fonctionne plus ou ne leur convient plus ? Il leur suffit d’en acquérir un autre, sans se préoccuper de toute la logistique. »

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