VDSL : une alternative à la fibre

Basée sur la boucle cuivrée, cette technologie offre un débit proche de 100 Mbps. OVH se dit prête à en faire profiter ses abonnés.

Neelie Kroes, commissaire européenne en charge de la Société numérique, a récemment exprimé sa crainte de voir l’accès de la moitié des Européens au très haut débit menacé par la crise financière que traverse l’Union européenne. En effet, le déploiement de la fibre à l’échelle de l’UE demanderait des investissements à hauteur de 300 milliards d’euros, une somme considérable au vu de la situation économique actuelle. Une nouvelle qui risque de plaire aux défenseurs du VDSL2+, notamment en France, où certains n’attendent plus qu’un mot de l’Arcep (l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes) afin de commercialiser cette technologie.
Cette dernière devrait bientôt se prononcer sur l’autorisation des opérateurs à déployer le VDSL2+ sur le territoire français. Dans l’Hexagone, plusieurs FAI, dont OVH, se tiennent sur le pied de guerre. "Nos équipements sont compatibles ADSL2+ et VDSL2+, dès le feu vert de l’Arcep, nous n’aurons plus qu’à appuyer sur un bouton afin de basculer nos abonnés vers le VDSL2+" explique Matthieu Carbonnier, responsable des offres xDSL chez OVH (notre photo).

Les DSLAM d’OVH sont déjà équipés de cartes VDSL
Moins cher et plus rapide à mettre en place

Contrairement à la fibre, la technologie VDSL2+ s’appuie sur le réseau cuivré téléphonique, présent partout en France et déjà en usage pour les connexions ADSL2+ et SDSL. Son déploiement s’avérerait donc plus simple et plus rapide que celui du réseau FTTH : les paires de cuivre sont déjà en place, nul besoin de travaux de génie civil ou chez les abonnés, afin de procéder au raccordement. Et qui dit moins de travaux, dit moins de dépenses ! À titre d’exemple en France, le déploiement d’un réseau FFTH à l’échelle nationale coûterait en moyenne plus de 20 milliards d’euros sur 15 ans*. Le VDSL2+ quant à lui, demande simplement un investissement de la part des FAI dans des équipements compatibles.
Mais les avantages de la technologie VDSL2+ ne sont pas que financiers : "Le VDSL2+ offre un maximum de puissance à moins de 500 mètres de distance entre le lieu de raccordement et le NRA : jusqu’à 100 Mbps en téléchargement et plus de 50 Mbps en upload, se réjouit Matthieu. La technologie permet d’optimiser une ligne jusqu’à 1,5 kilomètre d’éloignement du NRA. Au-delà, les performances sont équivalentes à l’ADSL2+. Rappelons qu’avec ce type de connexion, le débit n’est que de 20 Mbps environ, même si l’abonné est proche du nœud de raccordement."
Le VDSL2+ a donc l’avantage de fournir un débit de 100 Mbps, mais aussi d’exploiter au maximum l’infrastructure cuivrée existante à un coût réduit. La technologie se présente par ailleurs comme une excellente alternative au déploiement de la fibre, qui peine à s’imposer dans l’Hexagone.
À noter que l’objectif de la France est de raccorder 100% des foyers français au très haut débit par FTTH d’ici 2025.

Envie de recevoir nos dernières nouvelles? Inscrivez-vous à notre newsletter